Coopération décentralisée entre la Normandie et la République de Macédoine

Historique

La coopération entre le territoire normand et macédonien débute en 2006 lorsque le Conseil Régional de Basse-Normandie lance un projet de coopération décentralisée avec l’Etat macédonien sur la question de la décentralisation. En 2007, ils officialisent leur partenariat et débutent un premier triennal soutenu par le Ministère des Affaires Etrangères français grâce à une dérogation exceptionnelle permettant à une Région de travailler en lien direct avec un Etat.

En total, 3 programmes triennaux ont été menés avec la gouvernance locale au cœur de ces projets par la mise en lien des élus et acteurs des territoires, par les échanges des expériences respectives de la décentralisation, et comme soutien à l’intégration européenne de la République de Macédoine. Outre son caractère innovant, cette coopération fut pendant de nombreuses années la coopération décentralisée française la plus importante des Balkans, exemplaire par sa stabilité et par son ampleur.

En janvier 2016, la Réforme territoriale française a provoqué de nombreux changements, dont la fusion des Régions. La Basse et la Haute-Normandie ont fusionné en une seule Région, la Normandie. Les stratégies internationales ont été redéfinies et le nouvel exécutif normand a choisi de concentrer son action en Macédoine sur la question de Paix et de Mémoire du Front d’Orient.

La décision normande de se retirer du chef de filât du programme a été officialisée en 2016. La Ville de Colombelles mène désormais cette coopération depuis 2016 en tant que chef de file.

Coopération décentralisée entre les acteurs normands et macédoniens

Le Programme annuel de coopération décentralisée entre les acteurs normands et macédoniens désormais mené par la Ville de Colombelles avec l’ALDA dans le rôle de maitre d’œuvre déléguée poursuit ses activités annuelles. Toutes les activités sont menées en consortium sur la base multi-acteurs : collectivités territoriales, secteur civile, établissements éducatifs, secteur privé, institutions nationales, experts, citoyens etc.

Les activités se concentrent sur deux actions :

- Mémoire et paix : Cette action a pour but de créer des échanges, approfondir la connaissance scientifique et de sensibiliser la population locale des deux territoires à l’Histoire du Front d’Orient, mais aussi l’occasion de discuter de la citoyenneté européenne par son passé partagé, du vivre ensemble dans le présent et le futur.

- Jeunesse : Les actions jeunesse suivent les politiques des deux territoires pour le développement de la participation des jeunes dans la vie publique, la stimulation des secteurs d’animation et d’éducation non-formelle et pour assurer le respect des droits des jeunes. 

Note sur l’emploi du nom de « République de Macédoine »
Depuis son indépendance en 1991, le nom tel qu’inscrit dans la Constitution macédonienne est « République de Macédoine ». Néanmoins, et pour les besoins de reconnaissance par les organisations internationales et leurs États-membres, celle-ci a accepté d’utiliser l’appellation « ancienne République yougoslave de Macédoine » ou « ex République yougoslave de Macédoine ». C’est sous ce nom là que la République française a reconnu cet État. Sur la présente publication, par commodité de langage, « l’Ancienne République yougoslave de Macédoine » est désignée sous le nom de « République de Macédoine » ou « Macédoine ». Cela ne préjuge en rien la position de la France ou de la Normandie.